Ça Pétille : La Venin Tome 1 : Déluge de feu

Déluge de feu, le premier épisode de La venin est un album réussi qui séduit immédiatement grâce à son scénario captivant, une prestation graphique remarquable et un façonnage de toute beauté.
Avec cette série prévue en cinq tomes et éditée par Rue de Sèvres, Laurent Astier se lance dans une nouvelle aventure, s’adressant dorénavant à un public plus large.


Dans ce volet, il nous présente Emily, son héroïne dont il a commencé à brosser le portrait en 2012. D’apparence inoffensive, elle arrive par le train à Silver Creek pour se marier et réalise dès son arrivée que son futur époux est décédé. La jeune lettrée qui excelle dans le maniement des armes se retrouve alors au saloon où faute de moyens, elle s’apprête à vendre ses charmes.
D’une exceptionnelle beauté, elle négocie ses conditions et le lecteur s’aperçoit rapidement que la demoiselle est moins innocente qu’elle n’y paraît.

Après l’excellent Face au mur, Laurent Astier cède enfin à l’envie de se frotter à un genre qui le faisait rêver. Biberonné à la dernière séance, celui qui se remémore ses premiers dessins pleins d’indiens mais aussi sa première rencontre avec Blueberry et le génial Ballade pour un cercueil s’offre un récit plein de souffle et de grands espaces dans la lignée des grands maîtres. Partant d’un personnage central qui fonctionne parfaitement, il a conçu un western excitant et moderne dans ses propos et son dessin.

Emily est un personnage féminin envoûtant qu’il a imaginé comme un hommage à Claudia Cardinale, la caution érotique de l’incontournable « Il était une fois dans l’Ouest ». Elle lui a permis de construire le récit avant de se lancer dans de fastidieuses recherches. Il a ensuite imaginé une trame narrative riche de rebondissements, d’action et de savoureux retours en arrière..
Les carnets qui clôturent l’album apportent de la véracité et du relief à un personnage qui ne manque ni de profondeur ni de charme.

Elle propose un angle de vue novateur et original sur une période fascinante des États Unis où coexistent deux mondes. D’un côté des petites villes minières à l’heure des pionniers et de l’autre les premiers projets de gratte ciel dans les grandes cités.
Côté graphisme, le style Astier est directement identifiable.


Même s’il est revenu à une méthode classique très engageante physiquement, avec des formats raisin en quatre strips et des planches coupées en deux, on reconnaît immédiatement son sublime dessin néo-classique originellement inspiré par les dessinateurs italiens. L’artiste perfectionne une technique singulière, ses illustrations sont vives et épurées, ses blancs pénètrent les cases avec malice et son découpage est extrêmement dynamique.

Pour ce récit, il a choisi une grammaire spécifique, des compositions en centrale, des formes en bord de pages arrondies pour les flashbacks qui rappellent l’époque. Le résultat est somptueux.
La venin est une série classique qui possède un incroyable potentiel et constitue déjà une pépite en devenir. Elle consacre du même coup un artiste doué d’un talent certain auquel on peut d’ores et déjà prédire un indiscutable succès.

 Ecoutez la Chronique :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

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